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Avec 37 points de Caris LeVert, Brooklyn a bien failli mettre fin à la saison des Blazers

Caris LeVert - Damian Lillard - Photo de David Sherman - NBAE via Getty Images

Crédit Photo : David Sherman / NBAE via Getty Images

Après avoir sécurisé sa 7e place, les Nets avaient une dernière mission : préparer leur premier tour de playoffs contre Toronto. Pour cela, Jacque Vaughn avait le droit à un match à fort enjeu contre les Blazers d’un Damian Lillard en très grande forme. Avant le match, Devin Booker a appelé son ancien coéquipier Tyler Johnson pour s’assurer que les Nets donnent tout ce qu’ils ont. Il faut dire que la place en playoffs des Suns dépendait exclusivement du résultat entre les deux équipes.

Sans surprise, les Nets débutent le match avec le meilleur 5 possible. Caris LeVert, homme fort des Nets dans la bulle, est accompagné de Garrett Temple, Joe Harris, Rodions Kurucs et Jarrett Allen. C’est le même 5 qui devrait débuter le match contre Toronto lundi pour le Game 1 des Playoffs.

Portland joue le coup à fond

Portland a son destin entre ses mains et ça se ressent d’entrée de match. CJ McCollum mène la charge avec 10 points en 5 minutes tandis que les Nets ont besoin de plus de temps pour entrer dans le match. Caris LeVert répond en étant agressif sur chaque possession (10 points et 3 assists). Brooklyn est dominé au rebond par le duo Nurkic / Collins mais répond avec une bonne adresse à 3 points. Tyler Johnson et Timothé Luwawu-Cabarrot mènent la 2nd unit avec 6 unités chacun. Le score est de 31 partout après 12 minutes.

Tout se complique dans le 2e QT pour les Nets. Après avoir bien débuté, les hommes de Vaughn sont débordés par une équipe de Portland qui trouve peu à peu son rythme. Le danger vient de partout pour Brooklyn puisque Lillard (17 points), McCollum (18 points) mais aussi Hassan Whiteside (12 points – 3 rebonds) imposent leur loi. La 2nd unit des Nets est fragile et le retour de LeVert, Temple et Allen n’y change rien. Les Blazers ont prit l’avantage et mènent 73-67 à la pause.

Puis vient le show Caris LeVert

Au début de la seconde période, LeVert a fait le show. Il a porté les Nets sur ses épaules pour conclure un premier run (18-3) pour donner aux Nets une avance de sept points. Un run qui va s’étendre (26-8), à ce moment là Brooklyn compte 10 points et les Blazers sont virtuellement éliminés de la course aux playoffs. En 12 minutes, les Nets infligent un 37-24 à Portland et la tension est montée d’un cran.

Lillard marche sur l’eau depuis 3 matchs et Brooklyn le sait. Les Nets décident de doubler le All-Star sur chaque possession. Insuffisant pour l’arrêter, Lillard ramène son équipe à 4 points dès le début du 4e QT avec un shoot du logo. Jeremiah Martin chargé de défendre sur lui reçoit les conseils de Garrett Temple :

« Si Lillard dribble, tu restes sur lui. Je m’en fiche que ce soit McCollum ou Jordan à côté, tu restes sur lui. Il va shooter du logo sinon. »

Avant celui de Damian Lillard…

Malgré ce conseil, Lillard est intenable et a déjà ramené les Blazers dans le match. S’il a brillé en attaque, il a aussi fait son match en défense. En témoigne son interception dans les mains de LeVert à 132-130 et une passe pour McCollum qui donne 4 points d’avance à Portland. Avec 53,4 secondes à jouer, LeVert attaque Nurkic en un contre un, provoque la faute pour ramener Brooklyn à un point. Carmelo Anthony rate la balle de match et c’est finalement les Nets qui peuvent plier le match. LeVert hérite du ballon, joue avec le chrono avant de partir sur la gauche de son défenseur. Bien suivi, il ralentit puis prend un shoot à mi-distance qui touche le fond du cercle…

Portland s’impose 134 – 133 sur ce shoot manqué de la jeune star des Nets. S’il avait marqué 39 points et non 37, nous parlerions d’un scénario bien différent. Les Blazers auront un match de play-in à jouer contre les Grizzlies. Conséquence direct, Phoenix est éliminé malgré un bilan de 8 victoires en 8 matchs. Les Nets terminent la saison régulière avec un bilan de 35 victoires pour 37 défaites. (5v-3d à dans la bulle. 7v-3d au total sous Jacque Vaughn).

Brooklyn n’avait rien à jouer. Et le coup de téléphone de Booker à Tyler Johnson pour s’assurer que les Nets allaient jouer à fond n’était pas nécessaire. Il n’est pas dans l’ADN des Nets de lâcher un match. Sous Atkinson comme sous Vaughn, cette équipe a la dalle et ça se voit sur le terrain. Et puis de toute façon le rôle d’équipe de perdant est déjà pris dans la grosse pomme.

Mon histoire d'amour avec les Nets a commencé à New-Jersey au début des années 2000 et s'est poursuivie à Brooklyn. J'ai créé Brooklyn Nets France pour partager ma passion pour la meilleure franchise de NY.