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Toronto était trop fort… Brooklyn est sweepé, les joueurs sont en vacances

Crédit photo : Kim Klement-Pool / Getty Images

Win or go home. Tel est le credo d’une équipe menée 3-0 et en particulier face aux champions en titre. C’est donc sans pression et avec l’envie de sauver l’honneur que les Nets abordent ce Game 4. L’absence de Joe Harris s’est ajouté à la longue liste déjà existante et les chances de voir une victoire des noirs et blancs est mince.

Tout pour l’attaque

Le match part sur un rythme fou. Les Nets réussissent deux 3 points et mènent vite dans la rencontre. Toronto répond et les attaques prennent le pas sur les défenses. Les Raptors jouent à l’intérieur quand les Nets ne dégainent que de loin. Et c’est Tyler Johnson qui s’illustre à ce petit jeu. L’ancien Heat termine le premier quart-temps à 3/4 longue distance. Caris LeVert continue quant à lui de distribuer et de s’affirmer une fois de plus comme le patron de ces Nets version bulle. Malheureusement pour les canadiens, la mauvaise nouvelle de ce quart-temps est la blessure de Kyle Lowry après avoir marché sur le pied de Chris Chiozza. Le premier acte se conclue sur le score de 39-32 pour les Raptors.

Lors du second quart-temps, les hommes de Nick Nurse, le coach de l’année, choisissent de se focaliser sur le jeu intérieur. En effet, avec la sortie de Jarrett Allen, les Nets sont punis par Serge Ibaka ou par Pascal Siakam dans la peinture. En difficulté défensivement, ils ne parviennent pas à contenir l’armada offensive adverse. Seul Caris LeVert fait des miracles en attaque et il entre dans un match dans le match avec Norman Powell après un petit trashtalking en règle. Malheureusement les lacunes au rebond et le manque de taille de Brooklyn permettent aux Raptors de créer un petit écart. 77-68 à la pause pour les Raptors. Ces derniers réalisent un record de points marqués à la mi-temps dans la bulle.

Les Nets décrochés

A la reprise, les deux équipes sont moins en rythme et ratent de nombreux shoots. Il faut un poster de Powell sur Allen pour réveiller la bulle. Brooklyn est en difficulté offensivement et le match semble lui échapper. Les Raptors passent un 16-2 à des Nets en perdition totale. Plus rien ne rentre côté noir et blanc. On se dirige vers un nouveau blow out mais c’est sans compter sur Caris LeVert qui se démène pour maintenir les Nets « en vie ». Toutefois, les espaces grandissent et le score également. Les Raptors mènent de 29 points à l’entame du dernier quart-temps.

Le dernier acte est une formalité pour Toronto qui récite son basket. Les canadiens se permettent de faire tourner l’effectif et de préparer la demi-finale de conférence face aux Celtics. Les Nets multiplient les tirs du parking en début de possession pour essayer de recoller mais l’écart est si conséquent qu’ils ne peuvent que se rapprocher légèrement. Finalement, Jacque Vaughn rend les armes et les remplaçants finissent la partie des deux côtés. Le sweep est logique et il faudra vite se projeter sur la nouvelle saison avec, on l’espère, le retour de Kevin Durant sur les parquets. Score final : 150-122 pour les Raptors.

Tops/Flops

  • Le leadership de Caris LeVert : si l’on a pu douter de sa capacité à mener cette équipe des Nets version bulle lors des deux dernières rencontres, il a totalement répondu présent ce soir avec un énorme match.
  • La faiblesse des ajustements tactiques : jamais Jacque Vaughn n’est parvenu à adapter sa stratégie. La sur-utilisation du tir à 3 points a causé la perte des Nets.
  • La défense : prendre 77 points en une mi-temps, c’est beaucoup trop. L’absence de taille ne justifie pas tout. Les Nets se sont fait punir par séquences à l’intérieur puis à l’extérieur sans jamais répondre en terme d’intensité défensive.

Amateur de basket depuis toujours, j'ai pu découvrir les Nets lors des NBA Finals 2003 les opposant à un certain Tony Parker. Admiratif du shoot à mi-distance de Richard Jefferson, je me suis passionné pour le show proposé chaque soir par J-Kidd et Vinsanity. Depuis, je crois plus que jamais au premier titre de l'histoire NBA des résidents du Barclays Center; et ce malgré des années de vide et de mauvais choix. Nets will shine again !